En 2012, le CR•DSU organise un atelier d’échanges et de réflexions destiné à comprendre les réalités vécues par les jeunes et les pratiques permettant de les accompagner vers l’âge adulte.

Cinq thématiques seront traitées : les jeunes face à l’emploi, le logement autonome, l’accès des jeunes aux loisirs, aux sports et à la culture, la santé des jeunes et enfin, les jeunes et l'argent.

SÉANCE 1 : "Les jeunes face à l'emploi : clés de lecture et initiatives en matière d'accompagnement", le 13 mars 2012

Pour les jeunes, accéder à l’autonomie ou à l’indépendance dans un contexte de dégradation de la norme d’emploi et de crise économique est une véritable gageure.
Si le taux de chômage des jeunes dépasse aujourd’hui les 20%, celui des jeunes des quartiers populaires est quasiment le double. Ces derniers sont en effet confrontés, pour nombre d’entre eux, à un cumul de difficultés (faible qualification, discriminations, problème de mobilité, méconnaissance des codes du monde de l’entreprise...) et l’entrée sur le marché du travail est longue, chaotique et semée d’obstacles. Or ces jeunes, en cette période de transition et de construction, ne sont pas forcément armés pour affronter de telles réalités ; d’où la nécessité d’un accompagnement global et dans la durée.
De fait, il existe une multitude de dispositifs et d’aides pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes, notamment ceux des quartiers, mais ils sont morcelés, complexes et peu lisibles, car au croisement des politiques de l’emploi et de la ville.

SÉANCE 2 : "Logement autonome des jeunes : clés de lecture et initiatives en matière d'accompagnement", le jeudi 3 mai 2012

Accéder à un logement autonome représente une étape majeure dans la transition vers l’âge adulte. Or un cumul de difficultés rend ce passage problématique : précarité de l’emploi, ressources insuffisantes, montant des loyers trop élevé, offre de logements insuffisante… De fait, la situation des jeunes face au logement est très disparate : co-location, hébergement collectif, chez les parents, squat… Si tous les jeunes sont concernés par les difficultés d’accès au logement, ceux des quartiers populaires les ressentent avec plus d’acuité notamment parce que, pour une majorité d’entre eux, leurs revenus sont faibles, qu’ils sont souvent dans des situations précaires face à l’emploi, et qu’ils ne disposent pas des soutiens familiaux nécessaires (caution, garantie). Des réponses existent localement mais elles sont encore insuffisantes, les dispositifs d’aide sont souvent peu lisibles pour les jeunes ; et l’accès au logement requiert alors un accompagnement, parfois au long cours.

SÉANCE 3 : "L'accès des jeunes aux loisirs, aux sports et à la culture : clés de lecture et initiatives en matière d'accompagnement", le mardi 12 juin 2012,

Les loisirs, la culture ou le sport font partie des fondamentaux permettant aux jeunes de se construire et d’évoluer dans la société. Si l’arrivée du numérique a bousculé les usages en la matière, il n’en reste pas moins que la fréquentation des équipements culturels ou sportifs et les pratiques artistiques amateurs se maintiennent auprès des jeunes, avec cependant des inégalités liées au sexe et/ou à l’origine géographique. Ainsi, les jeunes des quartiers populaires, en particulier, pour des raisons économiques (financement), sociales (codes culturels) et territoriales (mobilité), n’auraient pas un égal accès à l’offre culturelle ou sportive et se verraient « cantonner » à des pratiques « au rabais ».

Mais qu’en est-il de la réalité des pratiques et de l’offre ? Comment faire pour que offre et pratiques s’articulent au mieux ? Et quel est le rôle des professionnels œuvrant dans les quartiers et les modalités de l’accompagnement? Telles seront quelques unes des questions abordées lors de cette journée.

SÉANCE 4 : Les jeunes et la santé : clés de lecture et initiatives en matière d'accompagnement, le 12 octobre 2012

Alors que la santé participe du bien-être et du processus d'autonomisation, elle est souvent une préoccupation lointaine des jeunes et un sujet délicat à aborder avec eux. Même si, globalement, ils sont en meilleure santé que les adultes, il n'en demeure pas moins que des problématiques spécifiques les concernent (rapport au corps, sexualité et contraception, grossesse, mal être et souffrance psychique, troubles de l'alimentation et hygiène de vie, consommation de substances psychoactives…). Un certain nombre d'études montrent que les jeunes en difficulté d'insertion, parmi lesquels ceux des quartiers populaires, sont confrontés à des problématiques de santé plus importantes que les autres jeunes, que ce soit au niveau de l'accès aux droits, à la prévention et aux soins. Pour lutter contre ces inégalités à la fois sociales et de santé, des initiatives sont prises. Elles s'appuient sur des structures ou des démarches, portées par des établissements scolaires, des associations ou des villes, et interrogent l'ensemble des acteurs intervenant auprès des jeunes, bien au-delà du champ sanitaire.

SÉANCE 5 : "Les jeunes et l'argent : clés de lecture et initiatives en matière d'accompagnement", le mardi 20 novembre 2012

L’existence de revenus favorise le processus d’autonomisation et est une condition d’accès à l’indépendance (résidentielle par exemple) autant qu’à l’exercice de certains droits (au logement, à la santé...). Or, dans ce domaine, les inégalités sont fortes et se situent à plusieurs niveaux : plusieurs enquêtes montrent que de plus en plus de lycéens et d’étudiants travaillent durant leurs études. Pour une partie d’entre eux, les jeunes des quartiers populaires sont obligés d’assurer plus précocement que les autres leur indépendance financière, ils sont ensuite plus durement touchés par la pauvreté et ils doivent faire face à des retards de paiement, des découverts bancaires, des situations d’endettement, etc., qui ne peuvent généralement pas être compensés par les solidarités familiales. Ceci, dans un contexte ou l’incitation à consommer est omniprésente et où la possession de « marques » peut revêtir une dimension identitaire forte. Qu’en est-il du rapport des jeunes à l’argent (représentations ? usages ?) ? Y a-t-il une spécificité des jeunes des quartiers populaires ? Dans ce contexte, quel peut-être le rôle des dispositifs et des professionnels de terrain (apprentissage de l’argent, accompagnement en matière de gestion d’un budget ou de la relation aux banques, aides financières directes...) ?

Labo Cités 4 rue de Narvik 69008 LYON. Tél. : 04 78 77 01 43
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